Fiscalité LMNP à Chambéry : comprendre avant de choisir votre régime.
Amortissement, abattement micro-BIC, classement en étoiles : les notions à connaître avant l’arbitrage. Nous vous orientons, votre comptable décide avec vous.

Régime réel vs micro-BIC : le comparatif 2026.
Dès qu’un bien est financé à crédit ou récemment meublé, le régime réel avec amortissement est le plus souvent plus avantageux que le micro-BIC. Le seul moyen de trancher est de comparer les deux sur vos chiffres réels.
Régime réel simplifié
Dans la plupart des situations, aucune imposition des loyers pendant 8 à 15 ansVous déduisez vos charges réelles et vous amortissez le bien : l’amortissement est une charge comptable qui réduit votre bénéfice imposable sans que vous sortiez d’argent. Il porte sur la valeur du bâti (hors terrain) et sur le mobilier. Dans la plupart des situations, cet amortissement permet de neutraliser l’imposition des loyers pendant 8 à 15 ans — la durée exacte dépend du bien, de son financement et du niveau de revenus qu’il génère.
Fonctionnement fiscal :- 100 % de notre commission de conciergerie (20 %)
- Intérêts d’emprunt et assurance de prêt
- Taxe foncière et charges de copropriété
- Frais de travaux, d’entretien et achats de mobilier
- Amortissement annuel du bâti (sur 25 à 30 ans)
Micro-BIC (après la loi Le Meur)
Abattement forfaitaire de 30 % ou 50 %Le régime forfaitaire : l’administration retranche un pourcentage fixe de vos loyers bruts à la place de vos charges, que vous ne déduisez alors plus, et sans amortissement.
Fonctionnement fiscal :- 30 % d’abattement forfaitaire pour meublé de tourisme non classé (plafond 15 000 €)
- 50 % d’abattement forfaitaire si meublé de tourisme classé en étoiles (plafond 77 700 €)
- Aucune déduction des commissions de gestion ni des intérêts d’emprunt
- Imposition du reliquat à votre TMI — la tranche marginale d’imposition, le taux appliqué à votre dernier euro de revenu — plus 17,2 % de prélèvements sociaux
Première mise en location ? Nous vous guidons pour votre SIRET (INPI) et vos premières démarches.
L’immatriculation en LMNP (formulaire P0i sur le Guichet Unique de l’INPI) est obligatoire dans les 15 jours suivant le début de votre activité. Nous vous guidons gratuitement pas à pas dans cette formalité. Pour l’arbitrage entre micro-BIC, réel LMNP et SCI, nous vous donnons les ordres de grandeur et nous vous orientons vers LMNP.ai, société partenaire détenue par Quentin Hagnéré, qui intervient à nos côtés sur l’administratif et la technique : soit vous utilisez le logiciel seul, soit vous passez par un cabinet d’expertise comptable, avec une lettre de mission signée directement entre vous et lui — c’est lui qui valide le régime et signe votre liasse.
Depuis la loi de finances 2025 (art. 84), les amortissements du bâti déduits au régime réel sont réintégrés dans le calcul de la plus-value lors de la revente, pour toute cession intervenue à compter du 15 février 2025 — y compris les amortissements pratiqués avant cette date. Concrètement, l’impôt économisé pendant l’exploitation est en partie repris au moment de vendre.
Les amortissements du mobilier ne sont pas concernés, et les résidences services (étudiantes, seniors, EHPAD) en sont exonérées. Le micro-BIC n’est pas touché, puisqu’il ne permet aucun amortissement. L’arbitrage entre les deux régimes se joue donc sur votre horizon de détention autant que sur votre imposition annuelle : c’est précisément le calcul à faire avec votre comptable avant de choisir.
Taux, seuils, plafonds et abattements cités sur cette page vérifiés au 24 août 2026. Sources : article 50-0 du CGI dans sa rédaction issue de la loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024 dite loi Le Meur, applicable aux revenus perçus depuis le 1er janvier 2025 ; articles 39 C et 156 du CGI pour les amortissements et le report des déficits ; article 84 de la loi de finances pour 2025 pour la réintégration des amortissements dans la plus-value de cession ; article 261 D, 4°-b du CGI pour la TVA et la para-hôtellerie.
Cette page est une information générale : elle ne constitue ni un conseil fiscal, ni un conseil en investissement, ni une recommandation personnalisée. Chambéry Conciergerie n’exerce aucune activité de conseil fiscal ou juridique réglementée : nous vous orientons, et seul un expert-comptable ou un avocat fiscaliste peut valider votre régime au vu de votre situation.
Ce qui change quand le meublé est à Chambéry.
Le régime fiscal, lui, se décide au niveau national. Trois sujets, en revanche, se règlent localement : la taxe de séjour, le classement en étoiles et la déclaration en mairie. Ce sont les trois points sur lesquels un propriétaire chambérien se trompe le plus souvent.
La taxe de séjour de Grand Chambéry
Son barème est fixé par délibération de la communauté d’agglomération de Grand Chambéry, et il n’est pas celui des territoires voisins : Aix-les-Bains relève de Grand Lac, avec son propre barème. Pour toute réservation payée en ligne, Airbnb, Booking.com et Abritel prélèvent la taxe sur le voyageur et la reversent directement à la collectivité.
Conséquence fiscale : elle ne transite pas par vous, elle n’est pas une recette imposable, et elle sort de la base de notre commission. Seule une réservation encaissée en direct, hors plateforme, vous laisse la collecte et le reversement à faire vous-même.
Le classement en étoiles, en Savoie
C’est le seul levier qui fasse passer l’abattement du micro-BIC de 30 % à 50 %. La procédure suppose une visite d’inspection réalisée par un organisme accrédité Cofrac, qui facture sa propre prestation ; le classement est ensuite prononcé pour cinq ans.
Nous constituons le dossier et vous accompagnons jusqu’à la visite pour 190 €, le tarif de l’organisme vous étant communiqué avant tout engagement.
Voir la prestation de classementLa déclaration en mairie et son numéro
Chambéry, Grand Chambéry et Aix-les-Bains imposent une déclaration préalable en mairie, qui donne un numéro de déclaration à treize chiffres, à obtenir avant toute mise en ligne de l’annonce : les plateformes bloquent la publication sans numéro valide. Le numéro d’enregistrement national, lui, n’est pas encore délivré sur Grand Chambéry (vérifié le 24 août 2026) ; Aix-les-Bains relève du portail de Grand Lac, dont nous vérifions la procédure avant de lancer la démarche.
Cette démarche n’est pas fiscale et elle ne remplace pas l’immatriculation à l’INPI : un primo-loueur qui n’a fait que l’une des deux n’est pas en règle.
La procédure pas à pasCe que nous ne publions volontairement pas ici : le barème de la taxe de séjour et le tarif de la visite de classement. L’un dépend d’une délibération qui évolue, l’autre de l’organisme retenu. Nous vous communiquons les deux, à jour, au moment de votre mise en route — plutôt que de les figer sur une page.
Questions fréquentes sur la fiscalité de meublé.
La commission de 20 % de conciergerie est-elle 100 % déductible ?
Au régime réel, oui : nos honoraires sont une charge d’exploitation, déductible de votre résultat imposable au même titre que la taxe foncière ou les intérêts d’emprunt. Au micro-BIC, non : l’abattement forfaitaire remplace toutes vos charges réelles, commission comprise. C’est l’un des points qui font pencher l’arbitrage, et il se chiffre sur vos propres montants.
Combien coûte réellement la tenue d’une comptabilité au régime réel ?
Le régime réel impose une déclaration annuelle de résultat — la liasse fiscale 2031 / 2033 — et donc un minimum d’outillage ou d’accompagnement. Le logiciel LMNP.ai est proposé à 249 € / an ; en tant que propriétaire accompagné par la conciergerie, vous bénéficiez de 25 % de remise, soit 186,75 € / an. Autant le dire tout de suite — LMNP.ai est une société partenaire, détenue par Quentin Hagnéré, qui intervient à nos côtés sur l’administratif et la technique. Vous orienter vers ce logiciel n’est donc pas un conseil désintéressé. Passer par un cabinet d’expertise comptable coûte davantage, selon le nombre de biens et la complexité du dossier : demandez-lui un devis avant d’arbitrer, ce coût entre dans la comparaison avec le micro-BIC.
Comment passe-t-on du micro-BIC au régime réel, et peut-on revenir en arrière ?
Sous le seuil de recettes, le micro-BIC s’applique de plein droit : le régime réel est une option, à formuler auprès de votre service des impôts des entreprises. Elle vaut un an et se reconduit tacitement tant que vous n’y renoncez pas. Les délais d’option et de renonciation ont été modifiés plusieurs fois ces dernières années : faites confirmer la date limite applicable à votre situation par votre expert-comptable avant de vous engager, l’erreur de calendrier se paie d’une année entière au mauvais régime.
Que devient mon déficit si mes charges dépassent mes loyers ?
Au régime réel, le déficit d’exploitation — hors amortissements — s’impute sur vos autres revenus de location meublée non professionnelle, et se reporte pendant dix ans s’il n’est pas absorbé. Il ne s’impute pas sur votre revenu global. Les amortissements, eux, ne peuvent pas créer de déficit : la fraction non déduite une année est reportable sans limite de durée, mais plafonnée par l’article 39 C du CGI. C’est ce mécanisme qui explique qu’un résultat imposable reste souvent très bas plusieurs années de suite — sans que cela constitue une promesse : tout dépend de la valeur amortissable et du niveau de vos loyers.
Devrai-je payer la CFE ?
Oui, dans la plupart des cas : la location meublée est une activité professionnelle au sens de la cotisation foncière des entreprises. L’année de création de l’activité en est exonérée, ce qui explique la mauvaise surprise fréquente de la deuxième année. Le montant dépend de la commune et d’une base minimum fixée localement. Votre avis de CFE arrive à l’automne : prévoyez-le dans votre trésorerie plutôt que de le découvrir.
À partir de quand bascule-t-on en loueur professionnel (LMP) ?
Deux conditions cumulatives : plus de 23 000 € de recettes annuelles de location meublée, et des recettes supérieures aux autres revenus d’activité du foyer fiscal. Les deux sont nécessaires — beaucoup de propriétaires dépassent le premier seuil sans jamais basculer. En LMP, les prélèvements sociaux de 17,2 % cèdent la place aux cotisations sociales des travailleurs indépendants, et le régime des plus-values change. Le calcul se fait au niveau du foyer, pas du bien : c’est un point à revoir chaque année avec votre comptable.
La taxe de séjour entre-t-elle dans mes revenus imposables ?
Non. Pour les réservations payées en ligne, Airbnb, Booking.com et Abritel collectent la taxe de séjour auprès du voyageur et la reversent directement à la collectivité : elle ne transite pas par vous et ne constitue pas une recette. Elle sort également de la base de notre commission, qui s’applique au prix des nuitées hors taxe de séjour, hors forfait ménage et hors frais de service de la plateforme. En revanche, une réservation encaissée en direct vous laisse la collecte et le reversement à faire.
Mes prestations de ménage et de linge me font-elles basculer à la TVA ?
La location meublée est exonérée de TVA, sauf lorsqu’elle s’accompagne d’une offre para-hôtelière : au moins trois des quatre services de l’article 261 D, 4°-b du CGI — petit-déjeuner, nettoyage régulier en cours de séjour, fourniture de linge de maison, réception de la clientèle. Le décompte dépend de ce qui est réellement fourni, et de la formule que vous retenez : nous vous décrivons précisément nos prestations, et c’est votre comptable qui qualifie la situation. Basculer en para-hôtellerie change à la fois la TVA et le régime des plus-values.
Pourquoi faire classer mon meublé de tourisme en étoiles ?
Le classement vaut sur deux plans : il rassure les voyageurs, et il fait passer l’abattement du micro-BIC de 30 % à 50 % au titre de la loi Le Meur. La visite est réalisée par un organisme accrédité Cofrac, qui facture sa propre prestation ; le classement est ensuite prononcé pour cinq ans. Nous constituons le dossier et vous accompagnons jusqu’à la visite pour 190 €, le tarif de l’organisme vous étant communiqué avant tout engagement.
C’est ma toute première mise en location, comment obtenir mon numéro SIRET ?
Toute nouvelle activité de location meublée doit être déclarée sur le Guichet Unique de l’INPI, par le formulaire P0i, dans les 15 jours suivant le début de l’activité. La formalité est gratuite et nous vous guidons pas à pas. Attention : c’est une démarche fiscale, distincte de la déclaration en mairie. Votre meublé doit aussi faire l’objet d’une déclaration préalable en mairie, qui lui donne son numéro à treize chiffres, avant toute mise en ligne — deux obligations différentes, que l’on confond souvent.
Si j’amortis mon bien, que se passe-t-il quand je le revends ?
Depuis la loi de finances 2025 (article 84), les amortissements du bâti déduits au régime réel sont réintégrés dans le calcul de votre plus-value, pour toute cession à compter du 15 février 2025 — y compris pour les amortissements pratiqués les années précédentes. L’économie d’impôt réalisée pendant l’exploitation est donc en partie reprise à la revente. Les amortissements de mobilier ne sont pas concernés, et les résidences services en sont exonérées. Le chiffrage de votre plus-value relève de votre notaire et de votre expert-comptable ; l’horizon pendant lequel vous comptez garder le bien pèse autant que votre imposition annuelle.
Comment LMNP.ai peut-il m’aider dans ma déclaration ?
LMNP.ai est une société partenaire, détenue par Quentin Hagnéré, qui intervient à nos côtés sur l’administratif et la technique. Le logiciel calcule vos amortissements et prépare votre liasse fiscale 2031 / 2033, la déclaration annuelle de résultat du régime réel. Vous pouvez l’utiliser seul, ou passer par un cabinet d’expertise comptable, qui visera les liasses, avec une lettre de mission signée directement entre vous et lui : c’est lui qui valide votre régime et engage sa responsabilité, pas nous.
Contenu informatif à jour au 24 août 2026. Il ne constitue ni un conseil fiscal ni un conseil en investissement. Nous vous orientons ; le choix de votre régime se valide avec votre expert-comptable.
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